L’ère de la digitalisation5 min de lecture

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L’ère de la digitalisation5 min de lecture 650 361 Le Consultant Digital

Depuis l’apparition d’Internet pour le grand public vers 1995, nos habitudes et notre approche de la consommation de manière globale à fortement évolué.

Désormais, le consommateur a la possibilité d’accéder en temps réel et 24h / 24h, à une quantité phénoménale d’informations, de services ou de produits. Il lui suffit simplement de disposer d’un support permettant l’accès à Internet, tel qu’un ordinateur, une tablette ou un smartphone.

 

Un consommateur connecté et avertit

Aujourd’hui, près de 90% de la population française dispose d’un accès à Internet dans son foyer et 3 français sur 4 disposent d’un smartphone ayant un accès au web (95% des 18 – 39 ans).

D’autre part, l’émergence de plateformes sociales, encore appelées réseaux sociaux, telles que Twitter ou encore Facebook, se sont imposées comme des lieux d’échanges où les marques et les enseignes sont exposées.
Opportunité ou menace ? Quoiqu’il en soit, ce phénomène pousse les entreprises d’aujourd’hui à composer avec ces réseaux sociaux et devront plus que jamais, dans les années à venir, maitriser ces lieux d’échanges.

Les enjeux pour les entreprise sont multiples : maitriser son image de marque, mieux comprendre son secteur d’activité et son écosystème, innover et se montrer concurrentiel sur des marchés parfois en constante évolution.

 

Le consom’acteur

Aujourd’hui, le consommateur est parfois qualifié de « consom’acteur ». Selon Wikipédia, ” un consom’acteur est une personne qui à la fois reçoit et crée des informations, activités ou biens. En Marketing Intelligence (ou Intelligence Client), ce terme désigne l’évolution des comportements des consommateurs, recherchant aujourd’hui une ultra-personnalisation des services, et une interactivité avec les marques.”.

Cette définition illustre très bien la situation. En effet, la quantité d’informations disponibles via une simple navigation depuis son smartphone, a positionné le consommateur au centre du rapport de force. Désormais, il est informé et attend une offre complète et accessible, sous peine de se diriger vers une entreprise concurrente.

La concurrence est devenue plus forte sur de nombreux marchés qui subissent l’arrivée massive de nouveaux entrants. Les entreprises ou start-up aux approches digitales, opèrent des phases de test du marché très courtes, et disposent de faibles couts de structure, ce qui leur confère rapidement une forte compétitivité sur une offre de marché.

Cette forte concurrence et les hautes exigences du consommateur poussent les enseignes à modifier leurs offres pour s’adapter aux attentes du marché, notamment en terme de distribution et de mise à disposition de l’offre, qu’elle soit de service ou de produit.

Ainsi, les entreprises se transforment, repensent leurs modèles économiques et forment leurs équipes pour s’adapter aux nouveaux usages : c’est l’ère de la transition digitale.

 

Définition de la transformation digitale

Le cabinet de conseil Deloitte, spécialiste de l’audit et du consulting aux entreprises, écrit sur son blog : « la transformation digitale se réfère aux changements liés à la mise en œuvre des technologies digitales dans toutes les strates de l’entreprise. Toute société, de la TPE au grand groupe. »

En terme plus concret, la transformation digitale consiste en l’adoption :

  • d’outils numériques simples destinés à faciliter les processus opérationnels quotidiens
  • d’outils plus avancés permettant de réaliser des analyses précises sur les tendances de son marché ou encore les attentes de ses clients

L’importante diversité des chantiers nécessite l’intervention de nombreuses expertises portant sur des sujets divers. Les entreprises doivent mettre en place des procédures organisationnelles et managériales souples et efficaces pour articuler au mieux l’apport compétence et favoriser des phases de tests et d’ajustements.

D’autant que les performances de gros acteurs comme les GAFA ou les NATU bousculent les modèles de consommations établis. La vitesse fulgurante avec laquelle les innovations se succèdent autour du numérique offrent ainsi de nombreuses possibilités pour disrupter les marchés.

 

Le guide de la transformation digitale

Dans leur ouvrage l’ouvrage : « Le guide de la transformation digitale : La méthode en 6 chantiers pour réussir votre transformation », Emmanuel Vivier et Vincent Ducrey souligne l’importance du phénomène de « disruption » dans la transformation digitale.
Ainsi, ils dégagent 4 facteurs clés de la disruption : les évolutions technologiques, la connectivité du consommateur, la forte concurrence des startup et la présence des géants comme les GAFA.

 

Les évolutions technologiques

Elles font naitre de nouvelles possibilités n’ayant de limites que l’imagination et la créativité des acteurs. Pour exemple, l’imprimante 3D offre de nombreuses opportunités d’innovation sur un grand nombre de secteurs : l’immobilier, la construction, la restauration ou encore la biotechnologie. Cette dernière, travaille désormais sur l’impression d’organes par exemple. Et si nous parvenions à imprimer des cœurs ?

Ainsi les structures d’aujourd’hui ont la nécessité de mettre en place un dispositif de veille sur les tendances et les innovations autour de leur secteur. Dans cet objectif, l’écosystème de l’entreprise occupe une position importante. A l’image des API qui connectent plusieurs fonctionnalités issues de plateformes différentes pour ajouter de la valeur à l’offre initiale, les entreprises ont intérêt à travailler au plus proche de ses fournisseurs et de ses clients. Les technologies digitales, comme le cloud ou internet, offrent de nombreuses possibilités pour se développer, améliorer la gestion de l’organisation et gagner en agilité sur son marché.

 

La connectivité du consommateur

Elle n’a jamais été aussi grande. Grâce à des technologies comme la 4G et le smartphone qui sont désormais très abouties, les consommateurs sont devenus informés et exigeants. Ils sont à la recherche d’une expérience client personnalisée, pertinente et innovante.

D’autant que l’internet des objets (IOT ) est sur le point de disrupter de nombreux marchés tels que le transport, la santé ou le logement. Avec des technologies toujours plus abouties comme la réalité augmentée ou l’intelligence artificielle, la nécessité d’innover pour conserver ses parts de marchés est bien réelle.

Les montres connectées, les applications de la domotique comme le frigo ou le thermostat connectées transforment nos smartphones en télécommande. Ces évolutions sont autant d’opportunités d’améliorer son offre, que de menaces de nouveaux entrants, plus agiles et davantage digitalisés.

 

La nouvelle concurrence des startup

Elle se caractérise par un sprint visant à transformer chaque insatisfaction en une idée de nouveau business pouvant satisfaire de nouvelles attentes. Étroitement liée au digital, les startup ont largement intégré le digital à leur offre pour répondre à l’ultra connectivité des consommateurs. Mais ce qui les distingue vraiment des grandes entreprises, c’est que les startup sont encore à la recherche d’un modèle économique établie. Cette situation leur confère une grande agilité qui leur permettent de tester et ajuster rapidement.

Enfin, les géants du digital (GAFA et NATU) sont devenus presque plus puissant que les États et bousculent régulièrement les principes et les coutumes de nos institutions. La valorisation boursière des GAFA dépasse celle des 40 entreprises du CAC40 réunies. Derrière des services très innovants, ils ont une vision libérale de la gestion et de l’utilisation des données, du commerce ou encore de la liberté d’expression.

Les GAFA investissent des sommes colossales en R&D pour améliorer leur offre, mais pas que. En effet, de nombreux investissements sont également opérés dans des domaines innovants, à l’image de Google qui travaille sur sa Google Car. Ce phénomène permet de booster l’innovation dans différents secteurs, favorisant ainsi l’émergence de nouveaux besoins ou services qui accélèrent la disruption des marchés.

Selon Richard Foster « l’âge moyen des entreprises du Top 500 est passé de 67 ans à 15 ans depuis 1920. » Ce chiffre met clairement en évidence les besoins et les enjeux de la transformation digitale. En effet, les jeunes entreprises, à l’image de Uber ou Netflix, sont plus agiles et incorporent le digital à leur offre.

Ainsi, ils répondent mieux aux attentes de simplicité et d’accessibilité des consommateurs et proposent des approches disruptives qui impactent fortement les modèles et les usages de consommation.

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